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Resumo(s)
A liberdade é algo tão inerente ao ser humano quanto o valor da dignidade. Na Antiguidade, não era um direito do cidadão. A ascensão da Modernidade provocou uma ruptura ideológica, e permitiu a concepção do sujeito individual, capaz de gerir suas próprias ideias. Assim, a liberdade de expressão resulta de uma construção histórica que atravessa as convenções sociais e se apresenta de forma marcante quando sucessivos eventos da humanidade a tornam absolutamente desejável, o que culmina com a positivação de direitos fundamentais. Na contemporaneidade, após a constitucionalização desse direito, o ambiente plural possibilita o surgimento de conflitos de ideias, e, assim, cresce a discussão acerca da importância dos chamados contravalores: dignidade humana e a igualdade. Essa problemática se torna mais evidente quando se trata de discurso de ódio, visto que a sociedade se tornou globalizada, caracterizada pelo livre fluxo das opiniões. Há na doutrina duas visões acerca desse conflito – a americana e a alemã. A primeira entende a liberdade de expressão como valor máximo consagrado pela Primeira Emenda à Constituição, e pugna pela restrição mínima da liberdade de falar o que se pensa. A doutrina alemã considera essencial a atuação estatal no processo de regulamentação do discurso. O Brasil, a partir do julgado do Caso Ellwanger, definiu precedente no sentido de que o discurso de ódio deve ser combatido, em nome da efetiva tutela da igualdade e da dignidade da pessoa humana; mitigou a amplitude da liberdade de expressão, quando comparada aos ditos contravalores. Entende-se que o Estado assume a dianteira no papel de julgar o opressor, mas também seria o agente que regulamenta, ou não, o direito à liberdade de expressão, e, nesse processo extremamente complexo de reflexão, conclui-se que é preciso que o Poder Público apareça como um agente ativo na promoção de um ambiente democrático, justo, pluralista.
La liberté est aussi inhérente à l'être humain que la valeur de la dignité. Dans l'Antiquité, elle n'était pas un droit du citoyen. L'avènement de la modernité a provoqué une rupture idéologique et a permis l'émergence du concept de sujet individuel, capable de gérer ses propres idées. Ainsi, la liberté d'expression est le résultat d'une construction historique qui traverse les conventions sociales et s'impose lorsque des événements successifs de l'humanité la rendent absolument souhaitable, pour aboutir à la positivisation des droits fondamentaux. À l'époque contemporaine, après la constitutionnalisation de ce droit, l'environnement pluriel permet l'émergence de conflits d'idées et, par conséquent, la discussion sur l'importance de ce que l'on appelle les contre-valeurs, à savoir la dignité humaine et l'égalité, s'intensifie. Ce problème devient plus évident lorsqu'il s'agit de discours de haine, étant donné que la société s'est mondialisée et se caractérise par la libre circulation des opinions. Il existe deux points de vue sur ce conflit : le point de vue américain et le point de vue allemand. La première considère la liberté d'expression comme la valeur suprême inscrite dans le premier amendement de la Constitution et appelle à des restrictions minimales de la liberté de dire ce que l'on pense. La doctrine allemande considère que l'action de l'État est essentielle dans le processus de régulation de la parole. Le Brésil, sur la base de l'affaire Ellwanger, a créé un précédent en ce sens que le discours de haine doit être combattu au nom d'une protection efficace de l'égalité et de la dignité humaine, a atténué la portée de la liberté d'expression par rapport à ce que l'on appelle les contre-valeurs. Il est entendu que l'État joue le rôle principal dans le jugement de l'oppresseur, mais il serait également l'agent qui réglemente, ou non, le droit à la liberté d'expression, et dans ce processus de réflexion extrêmement complexe, il est conclu que le pouvoir public doit apparaître comme un agent actif dans la promotion d'un environnement démocratique, équitable et pluraliste.
La liberté est aussi inhérente à l'être humain que la valeur de la dignité. Dans l'Antiquité, elle n'était pas un droit du citoyen. L'avènement de la modernité a provoqué une rupture idéologique et a permis l'émergence du concept de sujet individuel, capable de gérer ses propres idées. Ainsi, la liberté d'expression est le résultat d'une construction historique qui traverse les conventions sociales et s'impose lorsque des événements successifs de l'humanité la rendent absolument souhaitable, pour aboutir à la positivisation des droits fondamentaux. À l'époque contemporaine, après la constitutionnalisation de ce droit, l'environnement pluriel permet l'émergence de conflits d'idées et, par conséquent, la discussion sur l'importance de ce que l'on appelle les contre-valeurs, à savoir la dignité humaine et l'égalité, s'intensifie. Ce problème devient plus évident lorsqu'il s'agit de discours de haine, étant donné que la société s'est mondialisée et se caractérise par la libre circulation des opinions. Il existe deux points de vue sur ce conflit : le point de vue américain et le point de vue allemand. La première considère la liberté d'expression comme la valeur suprême inscrite dans le premier amendement de la Constitution et appelle à des restrictions minimales de la liberté de dire ce que l'on pense. La doctrine allemande considère que l'action de l'État est essentielle dans le processus de régulation de la parole. Le Brésil, sur la base de l'affaire Ellwanger, a créé un précédent en ce sens que le discours de haine doit être combattu au nom d'une protection efficace de l'égalité et de la dignité humaine, a atténué la portée de la liberté d'expression par rapport à ce que l'on appelle les contre-valeurs. Il est entendu que l'État joue le rôle principal dans le jugement de l'oppresseur, mais il serait également l'agent qui réglemente, ou non, le droit à la liberté d'expression, et dans ce processus de réflexion extrêmement complexe, il est conclu que le pouvoir public doit apparaître comme un agent actif dans la promotion d'un environnement démocratique, équitable et pluraliste.
Descrição
Palavras-chave
Liberdade de expressão Discurso de ódio Dignidade humana Democracia Teses de mestrado - 2024 Liberté d'expression Discours de haine Dignité humaine Démocratie
