Coëllier, Sylvie2025-06-302025-06-302020-09In: Convocarte, nº11 (set. 2020): Arte e loucura, p. 271-2842183–6973http://hdl.handle.net/10400.5/101881Au XXème siècle l'intérêt (au sens d'opposition au désintéressement kantien) des artistes à leur art les a amenés à fouiller les tréfonds de leur psyché pour chercher les origines de leur création, à pousser plus d'une fois l'exploration jusqu'à la limite fragile entre art et folie. Pour certains cette quête a simultanément révélé le rôle de « garde-fou » de l'art. Ainsi en a-t-il été pour Louise Bourgeois. Inquiète de partager la folie de son frère schizophrène, montrant à la mort de sa mère des symptômes d'hystérie, l'artiste prend du recul grâce à son mariage qui l'amène à New York à partir du début de la seconde Guerre mondiale. Mêlée alors au milieu surréaliste réfugié qui valorise l'hystérie, elle approfondit sa connaissance de sa psyché, commence la sculpture et initie un dialogue avec un psychanalyste. Le texte examine d'une part les premières expositions de Louise Bourgeois, de ses Personages, en extrayant les interprétations établissant des rapports entre ces figures et les facteurs hystériques. De ces débuts artistiques l'article opère un bond temporel jusqu'à la dernière série d’œuvres, inaugurées par Cell 1, faisant l'hypothèse que cette œuvre est un condensé de l'attitude artistique de Louise Bourgeois. L'installation en effet déploie l'étendue de ses réminiscences et de ses angoisses psychiques, et offre la verbalisation du rôle qu'a tenu pour elle la création plastique. Car Cell 1 fait apparaître publiquement pour la première fois la phrase « Art is a guaranty of sanity », assumant ainsi que la mise en visibilité de la folie par l'art est la seule thérapie de vie.fraLouise BourgeoisEsculturaHisteriaPsicanáliseReminiscênciasLouise Bourgeois, une artiste intéressée par l’hystériejournal articlehttps://doi.org/10.57843/ulisboa.fba.cieba.00141.20252183–6981