Ego, Renaud2025-07-182025-07-182019-12In: Convocarte, nº9 (dez. 2019): Arte e Tempo, p. 81-932183–6973http://hdl.handle.net/10400.5/102222Le temps hors du temps des images La tradition de la mimesis tend à dévaluer la peinture pour en faire une simple technique de représentation. Ce faisant, elle assujettit toujours l’image à un modèle original, accordant au second une précédence et faisant de la première une copie qui est en même temps un reflet passé autant que passif. C’est oublier que derrière la parenté des apparences qui la lie à un modèle, une image est un phénomène dont le mode d’existence est tout autre. En considérant l’art paléolithique, mais aussi un art rupestre très ancien comme l’est celui des San d’Afrique australe, nous ferons ici l’hypothèse que l’invention technique et conceptuelle de la figure graphique fut avant tout traversée par une première pensée du temps qu’elle capture, rend visible et manipule. Dans l’invention d’une forme à la fois immobile et durable, la figure aurait conquis le pouvoir de se soustraire à la dissipation. Peut-être est-ce l’immuable qui paraît dans l’immobilité durable de son image et en cela, sans doute la figure rend-elle sensible ce rêve si profondément humain d’une permanence par-delà tout ce qui s’évanouit.fraArte rupestreSobreposiçãoImutabilidadeLe temps hors du temps des imagesjournal article2183–6981